Parfois, un fugace rayon de cette douce lumière printanière irradie ces éléments décoratifs en terre cuite. Comme s’il gardait la mémoire de cette chaleur presque matricielle, l’objet semble se présenter sous ses plus beaux atours. Nul besoin pour cette aimable découverte de parcourir les rues du centre historique de Toulouse. Une promenade dans le quartier Saint-Simon suffit. En ce mois d’avril, la flânerie est ponctuée de l’enivrante odeur des lilas. L’interminable axe principal, en ligne droite devant l’église paroissiale, se nomme rue Réguelonge. Son origine venant de « regues » (raies) signifierait un long sillon de labour… Plus loin les agréables parcours agrestes offrent aussi des noms charmants. S’y croisent les chemins du Loup, voisin de celui du Renard… Mais le chemin de Canto-Laousèto ou Canto-Laouzetto demeure, peut-être, le plus empreint de poésie avec son vieux nom occitan au charme suranné. Il signifie littéralement Chante-Alouette. Cet oiseau peut faire rappeler aux Toulousains un autre volatile avec la rue du Chant du Merle, en bas de la Côte Pavée. Mais, trêve de gazouillis, revenons aux terres cuites…
Reportage et photographies Florent Bonestève et
Christian Maillebiau








